Lundi 11 février 2008, départ 7h55, retour vers 10h20
Tous les lundis, j’ai froid. Premier jour de la dernière boucle.
Attendre en suspens le premier matin qui sondera un peu plus loin.
Une panne. Affolement de la fourmilière. Inopportunément stockée dans la zone de transit, je reste sur place. La cellule mesure peu, et j’ose une timide oraison pour les individus à l’identité invalide, coincés entre deux portes closes, une vie de rétention plutôt que la contrainte d’un demi-tour forcé, Ce n’est pas moi, vous vous trompez.
À l’extérieur des bruits d’aéroport, la tour de contrôle programme les retards, les chauffeurs s’affolent, les patients patientent. Le fameux effet papillon, tout s’empile et se réordonne à nouveau, la tour de Babel se maintient dans un flottement précaire, sans plus qu’aucune base ne la retienne au sol.
11 février 2008, en panne
