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By cmrbc

Mercredi 6 février 2008, départ 7h55, retour vers 10h
Souvenir d’une quatrième partie de soirée en allemand original sur Arte, et de mon arrivée inopinée dans le cours du film. L’homme à l’accordéon s’inquiète de son brusque changement d’inclination, pollué par une radio germano-américanophile il ne parvient plus à jouer la polka traditionnelle. Le village désappointé désapprouve, une résistance retranchée s’organise. L’homme à l’accordéon s’exerce sincèrement à retrouver sa voie, polka polka polka, il glisse de gammes en gammes et lentement sans pouvoir le réprimer, il se laisse dompter par les sons étrangers. L’homme est rond comme deux tonneaux, et forme avec son accordéon une machinerie unifiée, une machinerie inspirée. Pour remonter le cours de son fil musical, il part en quête, et prend l’avion pour la Louisiane. Sur un bateau ajusté à son volume, flexible comme une armure, il navigue à l’écoute, attentif et patient, les affluents décrivent une partition captivante.
Les quêtes prennent les vies dans leurs entièretés, l’homme à l’accordéon, voit, rencontre, entend, puis enfin meurt tranquillement.

6 février 2008, les partitions captivantes…

6 février 2008, les partitions captivantes…

6 février 2008, les partitions captivantes…

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